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 De l'amour naît le désespoir (Hadel)

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"THE POWER IS IN MY HANDS"

› pseudo : Laura

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MessageSujet: De l'amour naît le désespoir (Hadel)   Ven 16 Sep - 21:03

D’une éloquence singulière, Melissandre brisait les espoirs crédules de l’opportun qui emprisonnait sa vue et le spectacle de la ville qui s’éveillait de toutes part. Emprisonnée dans le miroitement de la chaussée, ruisselante des lumières des projecteurs, la belle femme s’immortalisait dans un halo de grâce et de plaisirs audacieux. Envoûtante dans une robe longue de la dernière créatrice en vogue des Eden, elle glissait dans un dernier écho intransigeant, un long silence glaçant sur l’homme face à elle et qui avait interrompu ses pas et son cheminement, barricadée d’hommes de main. Melissandre se rappelait de sa jeunesse à Vegas, de l’effervescence de la ville qui avait conquit le dernier monde survivant entraînant copie conforme de ses ruelles de plaisirs et de luxure. Elle aurait pu s’émerveiller de ces lueurs qui s’étendaient jusqu’à l’horizon si les étoiles qui brûlaient la voûte céleste, n’avaient pas été éclipsées par les allers retours perpétuels des hélicoptères du Capitol pour la protection des plus riches.  Ses gardes du corps reprenaient leur ascension, et l’homme, meurtrit par le fait que la jeune femme ne répondait pas à ses avances, s’en allait, traînant des pieds, les mots injurieux s’échappant dans l’interstice de ses lèvres, à peine ouverte d’un courage perdu. Melissandre était un mirage de première classe, le palace des plus grands boulevards, le graal parmi d’autres couples bordés de préciosités. Elle ne répondrait jamais à n’importe quel homme et se méfiait par dessus tout de ce qui avait un rapport direct avec les Eden malgré qu’elle y était plus attachée que n’importe quel autre sol dorénavant. Prisonnière mais résolue à rester dans l’impasse, elle se comblait de son vide sentimental par les fêtes, les invitations aux soirées mondaines et par les plaisirs dorés qu’offrait l’île mythique. Rien d’autres n’avaient plus d’importance, elle avait barricadé ses désirs, accablée de regret et s’émerveillait de tout à s’en crever la santé. Boire, fumer, s’exposer au reste du monde avec de grands sourires médiatiques pour combler l’extrême maladresse qui encadrait sa vie. Dans la lenteur de la procession, elle guidait ses pas dans l’établissement qui accueillait cette nuit, un grand rassemblement. Sa présence était régulièrement requise pour l’image qu’elle dégageait au travers des barrières infranchissables de cet azur de beauté, derrière l’écran solaire du désert du No Mans Land, loin au travers des tours de Lost Vegas et de son ancien chez elle dévasté. Dans le murmure d’un regard appuyé, elle apercevait déjà au travers des convives, les insaisissables bras droits de Millard Hoover. La faucheuse était présente, Valentina devait être également dans les parages et, à travers d’insidieuses ruminations, elle espérait que son frère ne serait pas attaché à son bras. Plus loin, au travers des barrières de beauté que représentaient les convives, elle observait les soldats méritant pour lesquels ils étaient tous réunis. Une cérémonie comme une autre pour remercier nos soldats qui avaient risqué leur vie dans le monde sauvage, le Tombstone. Melissandre se sentait méprisée par sa vie et son monde quand elle était née dans ces mêmes conditions. Pourtant, elle ne se voyait nul part ailleurs, elle n’imaginait pas quitter ses avantages, les soirées endiablées, les doux délices sucrés de ce vaste prélude au paradis mais elle rêvassait régulièrement d’évasion, d’autre chose, d’une autre poigne que celle du Capitol qui encerclerait son cou mince et fuyant. Dans l’obscurité tamisée, elle serrait des mains, se faisait prendre en photo, accueillait les flashs comme de vastes pans de sa vie qu’on lui volerait comme tout le reste. Elle avait décidé de tirer un trais sur ses souvenirs pour redevenir celle qu’elle était avant que tout ne commence. Alors Melissandre se trouvait être une contradiction compliquée à analyser. Elle était allègre, vive mais grave et tragique. Elle pouvait se montrer d’une force impitoyable comme d’une naïveté enfantine presque affligeante pour certains, attendrissante pour d’autres… Elle cuvait ce mal-être d’elle ne savait quoi dans le cœur d’un millésime prisé et bordait l’assemblée du bleu océan de ses yeux lorsqu’il apparaissait dans les contours d’un superbe costume. Melissandre aurait pu s’étouffer de sa gorgée subite si elle n’avait pas connu le talent impudent de jouer la comédie à la perfection. Après tout, en tant que personnalité publique, elle avait toujours dû frôler avec le dédoublement de personnalité pour toujours montrer la facette la plus sublime d’elle-même. Impuissante sur ses talons stratosphériques, elle le sentait hésitant mais son regard semblait plus dur que jamais presque noir d’une colère qu’elle ne pouvait surmonter. Quoi qu’il pense, ses mots se déracinaient de sa gorge. Elle rompait les conversation, se laissait planer aux désespoirs de sa chute, érigeait de nouvelles barrières sur celles qu’elle avait déjà nombre de fois renforcées pour ne pas laisser déborder toute sa haine et sa détresse. Les souvenirs pouvaient s’avérer foudroyant mais un amour illégal représentait le plus grand des fardeaux. Les hommes et femmes applaudissaient soudain autour d’eux, crevant l’espace rutilant d’émotions qui les séparait et elle finissait par tourner son regard vers la scène. On remettait des médailles, on félicitait… Melissandre elle, finissait son verre d’un trait et disparaissait dans la masse dense et sombre des robes de princesses et des bijoux luminescents pour se débarrasser d’une vision qui la faisait déborder de toutes part. Elle n’était pas si forte, elle ne l’avait jamais été, encore moins lorsque son cœur semblait se briser de nouveau d’un simple regard, d’une simple présence…

@Grey Wind


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› âge : ~ trente ans (le 10 mai).

› occupation : ~ agent pour les forces de l'ordre de phoenicia. déployé dans les sombres quartiers de tombstone, il est un pacificateur issus de la millard institute, comme le capitole se plaît à lui rappeler.

› lieu de résidence : ~ the tombstone - perdicia road.

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MessageSujet: Re: De l'amour naît le désespoir (Hadel)   Jeu 13 Oct - 18:46

De l’amour naît le désespoir
Hadès & Melissandre




Un minuscule froncement de sourcils plissait son front tandis que son regard croisait les prunelles émerveillées de parfaites jeunes filles du monde. Les sourires subtils qu’elles lui adressaient laissaient à penser que leurs folles imaginations se déchaînaient, ainsi entourées d’hommes à l’allure brave et séduisante. L’une d’elle se tenait près de la tribune, vêtue d’une robe de velours bleu qu’elle remplissait d’une façon qu’on n’aurait jamais pu imaginer, étant donné la frêle silhouette qui était sienne. Une autre encore avait à peine ouvert la bouche depuis le début de la cérémonie et fumait ce qu’il pensait être une cigarette, d’un air morose. Ses boucles brunes tombaient en cascade dans son dos et recouvraient sa nuque délicate. Son attitude respirait l’ennui, paupières baissées sur ses grands yeux émeraudes, tête inclinée sur le côté. Elle portait une aigrette dans les cheveux et une robe d’un noir de jais qui rehaussait l’éclat de sa peau blanche et la beauté de ses longs bras. La musique commençait, pleine d’entrain, et présageait les prémices d’un long discours. Dans cette luxueuse salle fabuleusement décorée, les convives s’épiaient les unes les autres, attendant l’arrivée d’un seul homme. Le trantenaire sentait sur lui l’étreinte chaleureuse du regard de ses gens de si haute naissance qui l’observaient en se demandant de quelle manière s’était déroulée sa mission. Son visage exprimait un air grave, son corps exhalait l’honorabilité. Il était devenu l’un de ces hommes dont on parlait dans les journaux : on évoquait sa carrure mythique, son sens aigu du double jeu et l’intelligence de ses choix. Dans son unité comme en public, il se montrait perspicace et exigeant mais toujours juste et admiré. Avec toujours cette inimitable présence aristocratique qu’impliquait la signification de son nom, Millard Hoover fit son entrée sur l’estrade. Il se tenait derrière un pupitre où un microphone diffusait l’écho de sa voix et ses yeux obsidiens scrutaient l’assemblée, vifs et vigilants. Nombreux étaient ceux qui l’avaient mis en garde contre cet homme. Pourtant, ce qu’Hadès ressentait en ce moment n’était pas de la méfiance, mais de la vulnérabilité. Car il ne pouvait s’empêcher de penser que le quinquagénaire dans son costume couleur d’encre, pouvait, d’un simple claquement de doigts, réduire à néant son existence. « Peuple de l’Eden, bonsoir. » commençait-il. « C’est avec joie que je vous retrouve aujourd’hui dans le but de récompenser nos valeureux soldats. Des hommes d’honneur, de courage et d’une loyauté qui, j’ose l’espérer, demeurera sans faille. Peut-être pensiez-vous que je les avais oubliés. Peut-être imaginiez-vous qu’ils étaient définitivement mutés. J’ai le plaisir, ce soir, de donner vie à vos espoirs. Ce sont des milliers d’entre vous qui, sur cette terre, m’ont prêté allégeance. Des milliers d’entre vous qui, pour le bien-être de Phoenicia  et de ses sujets, se sont aventurés sur les terres profanes du no man’s land, ont combattu les viles rebelles du tombstone. Alors, mes amis, vaillants soldats, laissez-moi vous souhaiter : Bon retour. » La mention du premier nom ne tarda guère. Grégoire Galland, un homme de trente-cinq ans dont le visage en lame de couteau s’était encore allongé depuis la fin de leur mission, pris place aux côtés du Président Hoover. « J’ai entendu dire que Scar Asher-Grey serait présente ce soir. » lui murmurait Julien Beauchamps. Sa figure pâle était empreinte d’une expression de réelle aspiration. Bien qu’Hadès ait déjà rencontré la jeune femme, ce n’était guère le genre d’entrevue qu’il s’imaginait renouveler. En vérité, le trentenaire ne pouvait supporter ce regard impassible, surplombé de ses sourcils finement arqués, qu’elle adoptait en permanence et qui lui donnait cet air de suprématie ô combien réputé. Il était bien incapable, d’ailleurs, de comprendre et de partager l’état d’admiration dans lequel se trouvait son camarade. La demoiselle semblait en effet s’indigner pour peu de choses et les quelques sourires qui fendaient son visage étaient pour le moins trompeurs, annonciateurs d’une humeur vengeresse. « Coddington est bien là, lui. » répondait-il tout aussi bas. En septembre dernier, son collègue avait délibérément flirté avec la femme de Percival Coddington - fait qu’il devait ignorer, vu le teint aviné qu’il avait ce soir-là -. Bien sûr, cela s’était passé avant que leur unité ne soit envoyée sur les terres dégradées et avilies du tombstone. En entendant son nom l'agent avança vers le peuple de l’Eden, le visage empreint de l’expression curieuse que produisent des émotions divergentes. Son regard explora la salle : les membres du Capitole rassemblés pour l’occasion, les gentilshommes infatués et les ladies oppressées dans leurs robes de soirée. Puis ses pupilles rencontrèrent celle d’une silhouette au visage rayonnant, à moitié caché derrière une coupe de cristal. Elle arborait une robe somptueuse et des bijoux étincelants. Hadès eut l’un de ses sourires radieux, autrefois adressés à Melissandre et au petit bout qui grandissait au creux de son ventre. Mais il ne souriait pas à la perspective de cette nouvelle médaille - cela lui était bien égal -. Non, ce sourire était pour elle, comme à chaque fois. La belle se tenait dans le fond de la salle, droite et interdite, ses boucles blondes encadrant son visage long et fin. Sa robe interminable, aux épaules ornées d’un nuage de petites plumes écrues, soulignait sa taille et découvrait le haut de son décolleté. (...) À la fin de la cérémonie, il se hâta vers le fond de la salle où avait été installé un bar, pour offrir un répit bien mérité à ceux qui voulaient échapper aux bavardages et aux regards inquisiteurs. « Mademoiselle Kaler. » déclarait-il avec une inflexion intentionnelle dans la voix. Hadès haletait silencieusement. Il s’entendait respirer, et ce bruit lui semblait aussi fort que celui d’un train à vapeur. L’ombre voilait ses traits fins et sculpturaux, obscurcissait ses yeux, noyait leur expression. Dans ses souvenirs, lui et la présentatrice du célèbre talk show avaient été aussi intimes qu’un homme et une femme pouvaient l’être, aussi reprenait-il plus bas les quelques mots auxquels il n’avait cessé de penser depuis qu’il l’avait aperçue : « Qu’est-ce que tu fais ici Mel ? » La douleur et le plaisir de prononcer ce surnom étaient presque aussi intenses l’un que l’autre. Il y eut un temps où d’autres femmes s’étaient éloignées de lui, mais alors il s’était déjà lassé d’elles, ayant jeté son dévolu sur une autre proie plus désirable. Aujourd’hui la donne n’était plus la même. Il avait dans la bouche un goût insupportablement amer et restait immobile, abattu par un sentiment de perte nouveau qui le consternait. Il n’avait jamais ressenti dans sa vie un tel écart entre ses actes et ses désirs. Il avait toujours agi selon ses envies, qu’il suivait aveuglément et avec bonheur, de façon inconditionnelle, vers des lieux et des objectifs toujours plus fantastiques. Il avait recherché la nouveauté, le plaisir, et la douceur dans ses histoires. Mais en la personne de Melissandre il avait trouvé la beauté et la légèreté ensemble. Elle était aussi rapide, changeante et joueuse que lui. Mais on les avait séparés, et ils n’avaient rien fait pour protester. Pourtant, il savait qu’il n’avait pas bien agi. Faire le bien était toujours récompensé, c’était une des valeurs qu’on lui avait inculquées. Bien agir était censé vous emplir d’une lumière intérieure. Or, il se sentait vide. « J’ose espérer que la cérémonie vous a plu. » demandait-il soudain, d’une voix neutre. Son instinct lui dictait de se comporter uniquement de manière professionnelle, de sorte à ne pas attirer l’attention de l’assistance, et plus particulièrement, de ses supérieurs. La lumière dansait dans les larges et sombres pupilles d’Hadès qui ne put se retenir de jeter un regard, à travers la pièce, sur les personnalités présentes et sur Millard, qui ne se souciaient guère de lui. Le trentenaire éprouva alors le sentiment tangible, mais exquis, d’avoir échappé de justesse au danger et de surcroît, à quelque chose de terrible. « Tu es ravissante. » chuchotait-il maintenant, une étincelle friponne dans les yeux. Pendant un bref instant, il se sentit à l’aise dans cette vaste pièce aux miroirs incrustés de chrysocale, aux murs décorés de tableaux de maître et au parquet miroitant. Il n’avait pas renoncé à l’intérêt qu’il portait à Melissandre. Malgré les avertissements du Capitole, c’était comme une plaie qu’il ne pouvait s’empêcher de gratter. Une lampe coiffée d’un abat-jour de porcelaine peint à la main l’éclairait doucement par derrière, auréolant ses cheveux blonds et jetant des ombres sur ses traits. « Tu ne devrais pas être ici. » finissait-il par prononcer avec une certaine raideur. Scrupuleusement il observait les jeunes gens en queue-de-pie entrer et sortir de la salle ; car derrière cette soirée déguisée en festivité se terrait une terrible menace…



Keep you off my mind
Tu sais ce qu'il y a de plus douloureux dans un chagrin d’amour ? C’est de ne pas pouvoir se rappeler ce que l'on ressentait avant. Essaie de garder cette sensation. Parce que si tu la laisses s’en aller... Tu la perds à jamais. ❀ ( Hadès Cersei-Hawkins ).

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MessageSujet: Re: De l'amour naît le désespoir (Hadel)   Mer 26 Oct - 16:54

Hadel ⊹ Melissandre laissait les sons pianoter aux abords de sa conscience pendant qu’un mur opaque empalait sa vision, faisait suffoquer ses cinq sens, l’empêchait d’accueillir pleinement les festivités de la soirée. Si elle n’avait pas croisé son regard, elle aurait été se lover contre hommes et femmes auprès desquels elle avait été éduquée et se serait lancée dans de vastes discussions hypothétiques. Faire semblant, résister à l’envie de se sentir comme un pion dans un monde arrosé de mauvaises intentions. Alors, lorsqu’on appelait les braves hommes en uniforme pour monter sur scène, elle cessait de le dévisager, arborait un sourire embarrassé et exilait sa vue au travers des grandes baies vitrées qui affichaient la beauté du Capitole et ses rues sommeillées dans la brume et la rosée nocturne. D’un regard insouciant et absent, elle dérivait dans les avenues, chaque détail inconscient devenait énigmatique et elle désirait se perdre dans la foule qui séjournait dans les allées baignées de la lueur de l’aurore, au cœur de cette lumière diaphane qui s’étalait en touche délicate et oblique. Sommeillant dans un univers d’images et de sensations, elle s’obligeait à se contenter de la vision des toits tachetés de pourpre pour oublier un tant soit peu sa présence mais au fond d’elle, c’était une chape de nuages chargés d’électricité qui s’époumonait pour gronder son désir ultime. Elle ne pouvait pas lui parler, elle ne pouvait pas se blottir dans le creux de ses bras et ne pouvait pas embrasser ses lèvres. Amoureuse des temps modernes, bannis des conventions, elle était surchargée d’injustice jusqu’à ce que les applaudissement n’éclatent de pars et d’autres et que son attention ne vienne se redresser sur la salle, comme une décharge soudaine et brutale. Melissandre se sentait happer par la masse et les sourires confus qui lui étaient destinés par les hôtes bienveillants mais elle ne perdait pas une miette des pas de Hadès qui se rapprochaient de sa présence et, tout au long de cet acharnement à se rejoindre confusément, elle tentait d’irradier Valentina de toute la bonté dont elle disposait. Brune brûlante sur des strapontins de crocodile, la femme aux griffes aussi fourchues que sa langue était immergée dans une grande conversation avec la Faucheuse et elle espérait secrètement qu’elle ne remarque pas le rapprochement de ses deux cobayes préférés, ceux qu’elle voulait à tout prix voir brûler sur une broche pour l’affront qu’ils avaient commis au Capitole. Alors, tout en attendant qu’il ne la délivre de sa bulle dorée, l’observation méprisante de la jeune femme était comme une pellicule de servilité sous laquelle elle avait neutralisé son indépendance et ses évasives pensées : vivre avec Hadès et élever son enfant. Il finissait par l’acculer de sa présence, si proche d’elle à présent qu’elle aurait pu lire au travers des grains de sa peau et y voir séjourner les frissons d’extase de leur ancienne union brisée, réduite au silence. Hawkins… Qu’elle lui répondait avec un sourire confus en empêchant les tressaillements de sa voix de lui parvenir en enfonçant ses lèvres dans une énième coupe de champagne. Je te rappelle que je suis une figure importante des Eden. Pour cela, Millard Hoover et ses acolytes me gratifie de leurs invitations pour valoriser leurs somptueuses réceptions lors de mes représentations… Autant dire que c’était une manière comme une autre de la prosterner comme il se devait, devant une foule qui se complaisait des célébrités auxquels, elle s’accoutumait. Pour Melissandre, ce n’était encore qu’une mise en scène, un travail comme un autre pour promouvoir l’identité et l’image de marque de l’élite de Phoenicia. Elles sont ennuyeuses à mourir. Celle-ci pourtant m’a semblé un peu plus attrayante que la moyenne… Qu’elle soufflait en coin esquissant un sourire qui se voulait batifolant d’arrogance et d’envies. Elle le désirait, elle ne cessait de passer de son regard à cette mâchoire angulaire qu’elle avait tant de fois caressée de son index. Ce qu’elle voyait c’était ce menton volontaire qu’elle aurait voulu que sa fille torde du bout de ses petits doigts ou bien ce regard d’ambre qu’elle aurait arboré comme l’éclat de son cœur et de son innocente. L’échos du souvenir de ce visage enfantin la frappait comme une onde de choc et elle finissait d’un trait, l’alcool à peine entamé, qu’elle tenait dans sa main. Melissandre buvait trop, noyait ses gênes et ses mensonges. Tu me manques. « Ravissante »  et « manque » s’étaient entrechoqués au moment où tous les deux avaient murmuré ces propos au même instant, avec la plus vive émotion, suspendue dans les airs. Et toi tu ne devrais pas te montrer en ma compagnie… Tu n’as jamais répondu à mon dernier message… Mais, fébrile, suspendue au dessus du vide sans avoir voulu comprendre ce que les mots de l’homme signifiait, un autre mâle venait interférer dans l’immensité de leur cloisonnement pour se mettre en travers de leur présence. Faisant face à Melissandre, brisant la vue qu’elle détenait de l’homme qu’elle aimait, Jason Ford, homme de passion et de déraison, avait brillé en société par ses tous derniers modèles de véhicules améliorées et, depuis une dernière soirée arrosée, il avait jeté son dévolu sur la belle blonde, irradiante de beauté. Mademoiselle Kaler, c’est un plaisir. Je n’interromps rien j’espère… Melissandre observait Hadès d’un premier regard désemparée puis soudain, celui de Valentina, plus froid, collé sur elle à des mètres de là. Rien de bien important. Féliciter les mérites de ces hommes me paraissait être une bonne idée. Melissanre regagnait cet air nonchalant et d’un sourire hermétique, acceptait l’offre de danser avec l’homme qui lui faisait des avances devant celui qui avait été un jour, le père de sa fille dans le plus grand des secrets. Jamais son regard ne quittait celui d’Hadès et le pressentiment de le trahir intensifiait encore plus la sensation de dégoût qui l’attachait à ce corps peu familier et si autoritaire. Ses mains s’étendaient sur sa peau, brisait ses phalanges pour qu’elle ne le lâche pas et finissait par courir sur le creux de ses reins. Un haut le cœur puissant accompagnait ces gestes et, d’un regard bruyant, emportait hadès vers une dimension que seuls les deux amants, connaissaient. Elle lui offrait l’envie de s’enfuir, de s’échapper de tous ces gens, elle lui demandait silencieusement qu’ils se réfugient dans les tréfonds de cette salle grandiose pour apaiser ce gouffre qui les séparait mais Hadès semblait lointain, comme si, sa seule envie à présent, n’était plus focalisée sur elle mais bien sur une idée qui le perturbait et l’empêchait de la regarder de la même manière qu’elle le faisait. Pour cela, et de toute sa naïveté, elle le détestait pour ne pas le comprendre. Hadès avait peut-être changé d’avis, avait finit par fuir cette romance et ne la désirait plus que dans ses souvenirs, bien aujourd’hui, ancrés dans son passé.

@Grey Wind


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