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 Hunter for the night (noah)

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"THE POWER IS IN MY HANDS"

› pseudo : Laura

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› inscription le : 05/09/2016

› identité & surnom : Coben Varganov

› âge : 26 ans

› occupation : ancien membre de la rébellion, mercenaire qui donne au Capitol des personnes recherchés du Tombstone contre de l'argent

› lieu de résidence : Lost Vegas


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MessageSujet: Hunter for the night (noah)   Mar 18 Oct - 20:47

coben&noah ⊹ Une nuit au torrent d’étoiles s’était déversée sur la ville, cet horizon interdit et transgressif où il immobilisait ses pensées dans un élancement d’amertume, statufié de rancoeur. Il voyait défiler les miroirs du ciel, brisées au travers des cieux, crevant l’abcès toxiques qui brûlaient les poumons, organes vitaux qui saignaient au bout de quelques années à respirer l’étincellement d’un ancien temps. Lost Vegas s’élevait dans une pellicule ombrée, marbrée du soleil rougeoyant qui avait franchit les dunes de sable bruns, laissant place à un froid polaire qui divergeait d’une chaleur suffocante, emprisonnant, hommes et femmes dans des attitudes pesantes, lourdes, déshydratés, à l’agonie. Coben s’étouffait de son acclimatation dans l’un des anciens hôtels luxueux de la ville du vice, en haut de mètres aériens, au-dessus du vide, là où rien ni personne ne pouvait l’atteindre et l’incomber de sortir du foyer des traitres, des mercenaires et autres captieux. Dans ses vêtements d’apparat, veste de cuir brun usé par le temps, moulé dans des habits anthracite, il coulait son regard sur les lumières qui illuminaient une nouvelle fois brièvement, une nuit hostile, sauvage, qui reprendrait la vie et environnerait d’obscurité d’autres âmes incertaines. Les sons métalliques de l’imprimante brisait le silence et faisait surgir une feuille blanche où le tracé d’un portrait se détaillait. Le regard de Coben se durcissait, conquérait la noirceur d’un temps. Chaque jour où le Capitol lui envoyait ses têtes à couper, c’était un jour de plus où il pouvait faire renaître la beauté de Louna, un détail dans ses traits abimés, un soupçon d’innocence sur sa mort inexplicable, prisonnière d’un temps qui n’était pas le sien. Avec sa première rançon, il avait couvert de fleurs le parterre de son tombeau, petit hameau de sable qui s’enchainait aux affres du temps et à l’inconnu de la vastité du désert. Il y avait planté un tronc, une branche et chaque jour, la beauté de ces plantes revêtaient le sourire de son enfance, ce grain de beauté dans sa nuque fine, ses mèches dorés et capricieuses, sans cesse repoussées par le vent, ses envies cajoleurs, ses grands rires moqueurs, ses longs bras frêles qui l’encerclaient lorsqu’elle avait peur. Ce soir encore, il allait raviver un souvenir, un frêle ornement, monument de son existence, éparpillé dans une seule mémoire où il enfermait ces souvenirs précieusement. Coben arrachait le papier miroitant sans même y jeter un bref coup d’œil, l’enfermait dans sa poche et dégringolait les vastes marches de l’hôtel autrefois luxuriant et augurale […] Il laissait aux vigiles de l’appareil le soin de lui retirer tous objets coupants qui aurait pu tuer en un seul coup agile, des adversaires à la table de poker où il s’installait durant de longues nuits, immobile, focalisé sur l’esprit du jeu et de la perdition. Il pouvait vaciller par stratégie puis s’exalter en reprenant la main, dans tous les cas, sa réalité lui paraissait stridente et insupportable, miroitante de la même routine insatiable qui clouait dans l’enfer des damnés, l’homme et la femme, bien trop sot d’avoir voulu se libérer des vagues de feu de la grande explosion finale. La carlingue de l’avion abandonné était d’une élégance défendue, adultère à son ancienne condition. Il revêtait les couleurs d’un Eden chaleureux, de toute beauté et pourtant sans éclat. On y déversait son argent, trinquait à multiples reprises et l’on affabulait sur ses plus belles prises. Dans la perdicia road, on faisait ressurgir ses instincts primaires, le feu de ses entrailles, la laideur de son mal-être. Une existence qui se complaisait dans un dédain illuminé d’ostentations mais où tout n’était qu’une standardisation de l’imaginaire, la pénurie des rêves les plus chers. Lorsqu’on s’engouffrait dans cette partie du Tombstone, l’on n’en ressortait jamais réellement. Des fantômes abrutis qui se couvaient d’allégresse pour oublier leur solitude journalière, pesante, accablante. Après quelques parties sans grand intérêt, il reprenait vestes, cigarettes et billets pour s’engouffrer dans l’immense territoire de l’écueil et de l’ignorance la plus probante. Jeunes de tout horizons s’égrenaient dans le désarrois, pourrissaient leur foie d’alcools et débauchaient leurs doléances dans les lignes blanches qu’ils s’enfilaient devant les dealers satisfaits, édentés, la majorité, déjà éclopés d’une partie de leur membre. Coben s’enfonçait dans cette nuit bordélique, s’échappait des centaines de danseurs qui, rythmés par des musiques lucifériennes, s’échappaient un instant de leurs rutilantes pensées. Les moteurs des bolides oppressaient la nuit au fond de l’immense base militaire qui avait laissé place à une marée noir d’humains détériorés par la vie. Les chiens hurlaient à la mort sous les assauts d’autres concurrents, le sang frôlait le bitume, éclatait à certains endroits, les trafics s’amplifiaient et dégénéraient. Dans l’envergure d’un tel sinistre, il se laissait porter par un flot constant de suprême idiotie et allumait une nouvelle cigarette. Il avait aidé ces gens, tenté de les sortir de ce faux idéal. Aujourd’hui Coben détenait la certitude qu’ils méritaient tous ce qui leur arrivait. Au loin, il voyait Noah, s’approcher futilement, comme pour essayer de le surprendre. Il esquissait un sourire, un de ces rares qu’il offrait lors de journées presque encourageantes. Cette nuit était fragile, tout l’était aujourd’hui, un visage connu ne pouvait pas lui faire du mal et sa compagnie était quelque chose de réconfortante bien qu’il évitait l’idée qu’elle avait connu Louna et l’avait aimé autant. Pendant qu’il voyait approcher la divine, son visage limpide et lumineux, il dépliait le papier qu’il avait dérobée dans sa veste et l’ouvrait pour observer le nouveau visage à abattre. Ce visage était celui de Noah Walkerson. Face à lui, son ex amante se prolongeait dans le faisceau de sa ligne de mire, sa démarche se transformait en celle d’une proie. Il rangeait la preuve de sa future trahison, encombré par de vives réflexions, presque vacillant lorsqu’elle arrivait sur lui avec un doux sourire et une beauté irascible…

@Grey Wind


'bad things with you
When you came in the air went out and every shadow filled up with doubt. I don't know who you think you are but before the night is through, I wanna do bad things with you. I'm the kind to sit up in his room heart sick an' eyes filled up with blue. I don't know what you've done to me but I know this much is true, I wanna do bad things with you... ©️endless love.
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Hunter for the night (noah)
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